Une délégation avait été reçue hier au ministère de l’éducation, CLA : “Un dialogue quasi-impossible”

Liberte; le Jeudi 30 Mars 2006
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Très attendue, notamment par les enseignants et les membres de l’intersyndicale, la réunion, tenue hier au département de Boubekeur Benbouzid, entre les représentants du conseil des lycées d’Alger (CLA) et M. Khaldi, secrétaire général du ministère de l’éducation nationale, s’est terminée en queue de poisson. En effet, les deux parties n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente pour transcender les malentendus et trouver des solutions aux revendications des enseignants. “Nous avons débattu officiellement des problèmes des enseignants ainsi que de leurs revendications durant presque trois heures, en vain. C’était l’impasse”, a affirmé Redouane Osmane, le représentant du conseil des lycées d’Alger. Parmi les revendications exposées lors de cette rencontre : le problème du statut particulier, la retraite après 25 ans de service et l’augmentation des salaires. “Le ministre a refusé catégoriquement d’ouvrir des négociations sur les trois revendications sous prétexte que ce n’est pas du ressort du ministère de l’éducation nationale d’en discuter et encore moins de les trancher”, rapporte le responsable du CLA. Il faut savoir que le président Bouteflika avait déclaré, à l’occasion de la commémoration du 50e anniversaire de l’UGTA, que la revendication inhérente aux revalorisations des salaires sera étudiée dans le cadre de la tripartite. À propos du statut particulier et de la retraite après 25 de service, le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale a indiqué que ces deux dossiers relèvent des prérogatives de la fonction publique. Son ministère ne saurait, par conséquence, ouvrir un dialogue autour de ces deux points. “Il est quasiment impossible d’entreprendre un dialogue sérieux avec le ministère de l’éducation nationale, qui persiste à refuser de recevoir une délégation des représentants de l’intersyndicale”, a déclaré Redouane Osmane. Il a précisé, par ailleurs, que le département de Boubekeur Benbouzid est resté ouvert aux autres doléances. “Nous n’avons pas ouvert le dossier de l’exercice syndicale car j’estime qu’il est plus important de faire d’abord aboutir les revendications et les préoccupations des enseignants”, a-t-il soutenu. Le syndicat algérien des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) a été reçu par le numéro deux du ministère de l’éducation nationale et ce, dans le cadre des pourparlers engagés par le département de M. Benbouzid. Durant cette rencontre, le sujet de l’augmentation des salaires, le statut particulier de l’enseignant et la retraite avaient connu le même sort. M. Khaldi recevra, par ailleurs, aujourd’hui ou samedi prochain le syndicat d’entreprise des travailleurs de l’éducation de Béjaïa (Sete)Nabila A.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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