Une filière de commercialisation illégale de poulets démantelée, 15 tonnes de viande blanche saisies

Liberte; le Jeudi 16 Mars 2006
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En dépit de la menace de grippe aviaire, les Algérois continuent à consommer le poulet en toute quiétude. La demande de la volaille n’a pas baissé sur les marchés de la capitale. C’est, en revanche, l’offre qui a diminué. Ce qui, par voie de conséquence, a engendré une hausse du prix du kilogramme de poulet. Actuellement, il est affiché entre 200 DA et 220 DA/kg. Une hausse qui a doublé par rapport aux mois précédents où il était commercialisé à 100 DA/kg dans le Grand-Alger. Trois principales raisons ont créé cette situation sur le marché. De prime abord, il y a lieu de citer le programme de contrôle mis en œuvre par les services de la Direction du commerce d’Alger (DCA). Dans ce cadre, la DCA a réussi à démanteler des réseaux d’abattage clandestin. En effet, une opération de contrôle a été menée par les éléments de la DCA à Alger, précisément dans la circonscription de Bir-Mourad-Raïs avec l’assistance des services de sécurité. Cette action a été soldée par la saisie de plus de 15 tonnes de poulet. Les contrôleurs ont constaté le non-respect des normes d’étiquetage et des conditions de transport. Celui-ci, faut-il le rappeler, doit se faire dans des camions réfrigérés. Or, ces marchands véreux transportent la marchandise dans des camionnettes de fortune. Le poulet, expliquera M. Lamari, directeur du commerce d’Alger, n’était pas contrôlé car, le transporteur n’a pas pu fournir le certificat du vétérinaire exigé par les agents de la DCA. Entre la périphérie d’Alger et Boumerdès, la DCA a démantelé une douzaine de tueries clandestines, dont 6 dans la localité de Baghlia (Boumerdès). Deux autres ont été également découvertes à Draria (Alger). Les poulets saisis seront, de ce fait, proposés aux services vétérinaires pour contrôle. Une fois contrôlés et jugés bons à la consommation, ils seront orientés dans des conditions de transport adéquates vers les maisons de vieillesse. Pour la lutte contre la grippe aviaire, la Direction du commerce vient en appoint par rapport à la surveillance du virus. Si les services vétérinaires assurent le contrôle dans les élevages, elle, est chargée du contrôle de toute la volaille mise à la consommation. La DCA établit tous les jours un bilan de renseignements quotidien (BRQ). Son rôle principal, c’est de démanteler des abattages clandestins. Pour cela, il faut localiser ces lieux à travers un contrôle rigoureux et permanent. Car, là où ce n’est pas contrôlé, précisera M. Lamari, le risque d’apparition du virus est important. Une chose est certaine, la DCA poursuivra son programme de contrôle continuellement. Ce qui a fait dire au directeur du commerce que les quantités de saisie se réduisent de plus en plus. Il avoue que la réglementation en vigueur du commerce de la volaille est respectée. Selon lui, il existe une trentaine de tueries agréées dont deux chaînes d’abattage, l’une à Saoula et l’autre à Rouiba où les normes d’hygiène sont respectées. Outre la présence de vétérinaires sur place, le poulet est contrôlé et vidé avant d’être mis sur le marché. Cette donne peut-être, en outre, un autre motif de la baisse de l’offre. L’autre raison a trait à l’appréhension des éleveurs à renouveler leur “cheptel avicole”. Ils élèvent de moins en moins de poussins provoquant ainsi une diminution sensible de l’offre.Badreddine K.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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