Usine Renault d’Oran, 500 participants à la 4e opération de recrutement

Liberte; le Mardi 13 Janvier 2015
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C’est dimanche dernier, après 2 mois de tests, que s’est achevée l’opération par la méthode de recrutement par simulation MRS, organisée par l’Anem au profit de l’usine Renault : “C’était pour le recrutement d’opérateurs séniors, check men et opérateurs simples à la RAP (Renault Algérie Production) et 500 candidats ont participé aux tests de sélection”, affirme la responsable de l’Alem d’Oued Tlélat qui chapeaute l’opération avant d’ajouter : “Nous avons d’abord organisé une journée collective à El Barki (Oran) où 500 candidats étaient présents. Puis, il y a eu la présélection et la sélection avant le test définitif par les experts de l’usine Renault”. En effet, depuis novembre, 12 candidats par jour, ont passé les tests selon le MRS, une méthode appuyée par l’UE à travers le Pasea (projet d’appui du secteur de l’emploi en Algérie) que le DG de l’Anem, Chaâlal Med Tahar, a ramené afin d’appliquer les normes et barèmes de sélection et de recrutement. “La MRS se base sur les compétences de chaque candidat selon un poste d’emploi spécifique. Nous avons exigé un niveau appréciable (3e AS, bachelier et universitaire) à cause du niveau de la langue française”, fait savoir notre interlocutrice. Cependant, les recalés seront pris en charge pour un futur placement. “Avec bientôt l’installation d’une quarantaine de sous-traitants, le marché du travail dans l’industrie automobile créera des centaines de postes d’emploi”, rappelle la responsable de l’Alem Z. Aoues. D’autre part, le secteur du BTPH souffre du manque de main-d’œuvre. Nos sources confient que les jeunes chômeurs préfèrent le poste de chauffeur ou agent de sécurité au détriment des autres métiers du bâtiment. Du coup, des retards dans les projets sont souvent constatés faute de main-d’œuvre locale. “Nous sommes obligés de ramener des autres wilayas des maçons, coffreurs, manœuvres…”, s’insurge un jeune entrepreneur avant d’ajouter : “à 200 DA/j, des chômeurs refusent de travailler comme manœuvres.” De leur côté, les CFPA d’Oran tentent d’offrir des formations appuyées par des diplômes mais les candidats se font rares dans certaines spécialités, surtout le BTPH et l’agriculture.

N. B.

Categorie(s): ouest

Auteur(s): BENABBOU Noureddine

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