Visite du président de la république Islamique de Mauritanie, Une escale touristique à Constantine

Liberte; le Mardi 13 Decembre 2011
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Le président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz, était hier l’hôte de la ville de Constantine. Il était accompagné par les ministres mauritaniens de l’Enseignement supérieur, du Développement rural, de la Pêche et du Transport, de l’ambassadeur d’Algérie à Nouakchott ainsi que du ministre algérien de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia. Première escale de la délégation présidentielle était la mosquée Émir-Abdelkader suivie du pont de Sidi-M’cid, le palais du Bey, le musée et le tombeau de Massinissa. Mais si cette visite revêt un caché touristique, elle s’inscrit, néanmoins, dans un cadre beaucoup plus lié aux impératifs des politiques internes et externes des deux pays. En effet, la République islamique de Mauritanie est devenue un allié majeur de l’Algérie, notamment en matière de lutte antiterroriste. Une nécessité qui fait loi, puisque la menace d’Al-Qaïda dans la région du Sahel se précise et focalise toutes les attentions, celles des pays limitrophes mais aussi des capitales occidentales dont les craintes ne cessent de s’accroître. Cette coopération s’est traduite dans un premier temps par la création, en avril 2010, d’un comité d’état-major opérationnel conjoint (Cemoc), à Tamanrasset, qui a une unité de fusion et de liaison à Alger. Ce comité, qui englobe l’Algérie et la Mauritanie en plus du Mali et du Niger, a pour mission principale de faire front face à un ennemi commun : Al-Qaïda au pays du Maghreb. Dans ce contexte, il s’agira de concrétiser des accords en matière de défense entre les deux pays. D’autant que Mohamed Ould Abdelaziz a, depuis son élection en septembre 2009, fait de la sécurité une priorité. En effet, la région saharo-sahélienne qui s’étend sur près de 8 millions de kilomètres carrés, entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso n’a jamais été aussi instable qu’en ce moment. La chute du régime de Khadafi, exacerbée par la prolifération des armes lourdes qui se trouveraient, aujourd’hui, entre les mains des groupes terroristes armés d’Al-Qaïda ne sont pas pour apaiser les craintes qui se font de plus en plus persistantes, du côté de l’Algérie surtout. Et pour cause, environ 5 000 missiles sol-air de très courte portée ont disparu lors du conflit libyen, selon les affirmations d’un haut responsable militaire de l’Otan. Une information confirmée par le général Mohamed Adia, chargé de l’armement au ministère de la Défense du CNT (Conseil national de transition). Il s’agira également de mettre un frein aux trafics en tous genres, armes, drogues, entre autres.Lynda NACER

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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