XIXe congrès de la SANDT tenu, hier, au CHU Mustapha-Pacha , Du tout dialyse aux bonnes pratiques de néphrologie

Liberte; le Dimanche 18 Decembre 2011
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La Société algérienne de néphrologie (SANDT) a organisé, hier, à l’amphithéâtre du CHU Mustapha-Pacha d’Alger, son XIXe congrès national de néphrologie dialyse et transplantation rénale. Cette rencontre à laquelle a assisté un public nombreux formé essentiellement de praticiens investis dans la greffe rénale, a focalisé sur l’intérêt de la généralisation de cette pratique afin d’affranchir les insuffisants rénaux des contraintes de l’hémodialyse et au-delà des complications qu’elle induit fatalement. Une dizaine de communications ont montré ce qui se fait actuellement, en Algérie, en matière de prise en charge de l’insuffisance rénale et surtout de la transplantation rénale, qui demeure largement au-dessous de la demande. “Le nombre de candidats potentiels (à la greffe rénale, ndlr) augmente plus vite que le nombre des transplantations”, a confirmé une jeune praticienne, exerçant dans un service de néphrologie à Tlemcen.Le Dr Zaïdi, de l’équipe du professeur Haddoum, président de la Sandt, a exposé l’élargissement de critères de composition de couple donneur vivant-receveur, dans certains pays du monde. “Nous repoussons de plus en plus les barrières de compatibilités, de lien de parenté… Ils nous manque l’habillage légal”, a complété le Pr Haddoum, qui a annoncé que la révision de la loi sur le don d’organes devait intervenir dans le sillage de la nouvelle loi sanitaire. Il s’agirait alors surtout de plus restreindre le cercle des donneurs aux ascendants directs, enfants et colatéraux. Il faudra aussi instituer par la force de la loi, des mesures incitatives au profit des équipes médicales pluridisciplinaires qui s’engagent dans la greffe d’organes.“Pour l’heure, l’équipe travaille dans le bénévolat. Si un chirurgien ou un néphrologue abandonne l’activité, ils ne sont pas passibles de poursuites pénales ni civiles”, a-t-il ajouté. Il a regretté, en outre, l’inexistence de registres nationaux de suivi des greffés. M. Othmane Salah, de la Maison du rein, a énuméré les contraintes qui freinent la transplantation de rein à partir de donneur vivant ou cadavérique. Le personnel qualifié est peu nombreux ; absence d’équipes d’intervention sur les lieux d’accident, absence de structures sociales et psychologiques pour la prise en charge des familles endeuillées ; information mal diffusée… Pour ces raisons, moins de deux cents greffes rénales sont pratiquées chaque année pour une population de 36 millions d’habitants et environ 14 000 dialysés.Souhila H.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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