Automobile : ce que comprend le projet Peugeot Algérie validé par le gouvernement

Tsa; le Jeudi 17 Decembre 2015
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Le gouvernement algérien a validé le projet d’implantation d’une usine PSA (Peugeot-Citroën) en Algérie pour un investissement total de 100 millions d’euros, a-t-on appris ce jeudi 17 décembre de Abderrahmane Benhamadi, PDG de Condor.
« Nous avons eu un protocole d’accord il y a une semaine et le projet a été validé par le gouvernement pour un investissement total de 100 millions d’euros », affirme M. Benhamadi dont le groupe détient 15,5% du projet. Le reste du capital est réparti entre Peugeot (49%), PMO (Entreprise de Production de Machines Outil, Constantine – (20%) et une entreprise privée de médicaments (15,5%).
L’usine algérienne du groupe automobile français sera implantée à Oued Tlelat près d’Oran, à proximité de l’usine Renault, sur un terrain de 60 à 70 hectares, selon M. Benhamadi. « Nous serons à Oran les 5 et 6 janvier pour visiter le terrain », explique-t-il.
Trois modèles
L’usine fabriquera « trois modèles : la Peugeot 301, la Peugeot 208 et la Citroën C Elysée. Le démarrage de la production est prévu fin 2018-début 2019, selon notre interlocuteur. « L’usine démarrera avec une capacité de 25 000 voitures par an pour passer à 75 000 unités, puis à 150 000 véhicules », détaille  M. Benhamadi.
Confiés à des filiales de Condor, les travaux de réalisation de l’usine seront lancés début 2016, après l’obtention des autorisations nécessaires, selon M. Benhamadi.
Des véhicules exportables
Le site Peugeot de Oued Tlelat accueillera, outre l’usine de montage et de fabrication, les équipementiers automobiles et les fabricants de pièces de rechange. « Les actionnaires algériens ont insisté sur deux choses. La première est l’intégration et la fabrication de la pièce de rechange en Algérie. La seconde est que les véhicules produits en Algérie soient compétitifs et exportables. On s’est mis d’accord sur un taux minimal de 10% de la production qui sera destinée à l’export. Les représentants de Peugeot ont adhéré pleinement à cette philosophie. À charge aux partenaires algériens d’être compétitifs dans la fabrication de la pièce de rechange. Nous avons entamé les démarches pour faire venir les équipementiers automobiles », explique M. Benhamadi.
« Les actionnaires algériens vont travailler avec les équipementiers étrangers dans le cadre de la règle 49/51 pour produire des pièces de rechange », révèle encore le patron de Condor qui se félicite de la conclusion de cet accord. « Nous sommes très satisfaits de pouvoir participer à la création d’une véritable industrie mécanique dans notre pays », conclut M. Benhamadi.
 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Hamid Guemache

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