Des ONG dénoncent « les graves violations des droits humains commises par les autorités algériennes » 

Tsa; le Lundi 14 Decembre 2015
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La Fédération internationale des droits de l’Homme et la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme ont dénoncé ce lundi « les graves violations des droits humains commises par les autorités algériennes » lors d’une « répression menée suite aux affrontements meurtriers » qui se sont déroulés dans la wilaya de Ghardaïa au mois de juillet 2015.
« Plus de 65 détenus arrêtés suite au massacre de Guerrara et dont la liste continue de s’alourdir, font aujourd’hui face à l’arbitraire des autorités judiciaires dans le cadre de procédures politiquement motivées », écrit la LADDH dans un communiqué.
Parmi les détenus cités par l’ONG se trouve Kamel Eddine Fekhar, ancien responsable du bureau de la LADDH condamné en octobre à un an de prison ferme. Selon le communiqué, « les arrestations, menées au lendemain du massacre, ont pour but de les empêcher de dénoncer les violences contre la communauté mozabite et de questionner le rôle des services de sécurité dans ces violences ».
La FIDH « exhorte » les autorités à « relâcher immédiatement les détenus, à respecter les droits de la défense » et « à apporter les preuves des crimes qui sont attribués aux personnes incriminées ». Elle demande aussi aux autorités algériennes « de veiller à ce que les défenseurs des droits humains et les militants politiques puissent exercer pleinement leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique sans crainte de harcèlement ou d’ingérence ».

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Yacine Babouche

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