Les universités paralysées par une grève 

Tsa; le Dimanche 13 Decembre 2015
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La grève de trois jours des enseignants universitaires initiée par le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a débuté ce dimanche 13 décembre. Malik Rahmani, secrétaire général du Cnes, avance « un taux de suivi de l’ordre de 75% selon une vingtaine de rapports préliminaires des sections locales du syndicat ».
« Les universités de Tizi Ouzou, de Béjaïa et de Batna sont totalement à l’arrêt », a-t-il précisé. Interrogé sur le taux de suivi faible à l’université d’Alger, Malik Rahmani a répondu : « 60% des enseignants, surtout en sciences sociales et humaines sont des vacataires et ne sont pas concernés par la grève ».
Le syndicat exige « l’amélioration de la situation socio-professionnelle des enseignants et la mise en place d’un vrai partenariat de dialogue avec la tutelle incluant un plan pour l’avenir de l’Université algérienne ».
« Le budget annuel du ministère de l’enseignement supérieur est de trois milliards de dollars et l’étudiant ainsi que l’enseignant ne voient rien venir », souligne le responsable syndicale qui dénonce « la baisse du pouvoir d’achat des enseignants ». Illustration du malaise : « Il y a 40 milles doctorants qui n’ont pas encore soutenu depuis des années ».
Selon Malik Rahmani, il s’agit « d’un mouvement de protestation qui s’inscrit dans la durée ». «  Nous allons clôturer ces trois jours de contestation par un sit-in devant le ministère ce mardi et nous reconduisons la grève pendant trois autres jours dès la reprise des cours après les vacances d’hiver », a-t-il averti.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Imad Boubekri

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