Mercedes Classe C Coupé, exclusivement sportive

Tsa; le Samedi 19 Decembre 2015
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La Classe C Coupé s’inscrit dans la vague du renouvellement stylistique de Mercedes. Ses lignes sportives et élégantes, sa puissance et ses caractéristiques techniques font de la Classe C Coupé une voiture promise à un franc succès auprès des férus de voitures sportives.

Mercedes ne lâchera rien de son offensive de reconquête commerciale. La prestigieuse marque automobile allemande – qui a totalement rénové son look et renforcé son offre SUV – n’a pas abandonné, loin s’en faut, le segment des berlines sportives. Au contraire, elle aurait tort puisque l’ancienne Classe C Coupé s’était vendu à près de 150.000 exemplaires dans le monde. Un vrai succès compte tenu de l’étroitesse du segment, mais également de son niveau de gamme.

Un design réussi, mais une ressemblance trop marquée
La nouvelle classe C Coupé a pour ambition de marcher dans les pas de son prédécesseur, voire de faire mieux encore dans le sillage d’une marque qui séduit de nouveau et qui rajeunit sa clientèle. Il faut dire qu’elle dispose d’arguments de poids. Le premier est son look. Une silhouette arrondie mais pas trop, qui s’étire de tout son long avec des lignes très racées mais élégantes à la fois, qui lui donnent cette allure sportive sans être agressive. La proue affiche les nervures qui donnent un cachet nouveau aux Mercedes dernière génération, et qui tranche avec le style très conventionnel de son prédécesseur. Impossible de rester insensible devant l’aura qui se dégage de la Classe C Coupé. Mercedes a réussi un équilibre très subtil entre élégance, sportivité et sobriété. Seule critique toutefois, la Classe C Coupé ressemble furieusement à sa principale rivale, la BMW Série 4.

Un intérieur encombré
A l’intérieur, l’équilibre est moins évident à trouver. La planche de bord est plutôt bien dessinée, mais paraît complexe. Les grosses bouches d’aération encombrent la planche. Trois gros machins se placent juste en dessous de l’écran GPS. Lequel, si le format est plutôt adéquat, s’intègre néanmoins difficilement au sein la console centrale. Ainsi, il semble accroché comme un téléphone à une grille d’aération. On espérait qu’il trouve une place encastrée dans la planche de bord. Cela aurait probablement fait ressortir une planche plus lisse moins encombrée, et les bouches d’aération auraient donné un relief plus harmonieux. Les designers de Mercedes ont également pris le parti de multiplier les matières et les textures sur cette planche. On retrouve tantôt du cuir, tantôt de l’aluminium, tantôt du plastique laqué… Un véritable patchwork plutôt élégant, mais on regrette un manque d’unité où moins de textures auraient donné un intéressant et chic effet de contraste.

Un habitacle généreux mais étroit à la fois
En parlant de contraste, l’habitacle joue sur plusieurs tableaux. A l’avant, il est généreux et confortable. C’est d’ailleurs surprenant quand on voit la ligne de la carrosserie qui privilégie l’aérodynamisme. Le revers de la médaille c’est un châssis assez bas. Certes l’assise est confortable, les sièges sont bien faits avec la possibilité d’allonger le siège le long des cuisses. On peut évidemment monter le siège, mais la marge de manœuvre reste très limitée à cause d’un toit assez bas. A l’arrière, ce n’est pas mieux. D’abord, il est difficile de s’y installer, et se contorsionner sans se cogner la tête contre le toit encore plus bas à l’arrière. De plus, vous profiterez difficilement des paysages tant les fenêtres sont petites. Enfin, la place pour les jambes est très limitée, sauf si vous négociez avec les passagers avant de vous faire une petite place… Drôle d’habitacle donc, mais encore plus étrange est l’arbitrage de Mercedes d’avoir rogné tant de place pour offrir un coffre si grand, même si avec 355 litres, il est moins grand que celui de la BMW Série 4 (445 litres).
Côté équipements, l’affichage tête haute est bien pensé. Il complète bien le GPS et le tableau de bord. Le régulateur de vitesse est encore trop complexe. Le réglage via la manette mérite une quasi-formation : faut-il le tirer, le pousser, tourner la molette, appuyer sur le bouton… Bref, d’autres constructeurs nous offrent la même option avec mille fois moins de tracas.
Des motorisations puissantes signées Mercedes et AMG
Mais au risque de l’oublier, nous sommes à bord d’une sportive. Son argument principal réside dans ce qu’elle a dans le ventre. Et Mercedes offre ce qu’elle a de meilleur. Des motorisations puissantes de toutes les gammes du 156 aux 245 chevaux en essence, en attendant les finitions sportives ultimes AMG C63 (476 chevaux) et AMG C63S (510 chevaux). Ces motorisations sont puissantes, à n’en pas douter. Elles ne craignent pas les côtes, et se comportent très bien en autoroute. Elles manquent néanmoins de dynamisme lors de l’accélération. Elles crient également un peu trop entre deux vitesses même si elles émettent un grognement doux et viril à la fois, caractéristique des motorisations sportives. Mais les sportifs, les vrais, seront peut-être déçus de savoir que la palette pour passer en boite mécanique est très encadrée. Ainsi, si le système de la voiture juge que la conduite en surrégime ou en sous-régime, il bascule immédiatement la conduite en automatique. Les conducteurs férus de sportivité risquent d’être frustrés de ne pas aller chercher dans les rapports. Ils pourront toutefois en avoir toutes les sensations, car la Classe C Coupé dispose de suspensions assez fermes. Cela vibre, cela secoue… Pas toujours agréable.

La Classe C Coupé est avant tout une réussite stylistique. Ce look donne est une vraie ode à la sportivité de luxe version Mercedes. Mais à l’usage, elle semble réservée à une clientèle exclusivement fan et habituée à une conduite réellement sportive. Partir en week-end à deux, un petit caprice de Monsieur en guise de seconde voiture… Mercedes semble viser juste avec une voiture très exclusive pour un segment très spécifique. La clé du succès ?

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Categorie(s): Conso et auto

Auteur(s): Nabil Bourassi, en partenariat avec La Tribune

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