Sellal tacle l’opposition, défend la Loi de finances 2016 et les privatisations

Tsa; le Samedi 19 Decembre 2015
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Abdelmalek Sellal était ce samedi à Sétif, en visite d’inspection. Accompagné de plusieurs ministres, il a saisi cette occasion pour répliquer sur l’opposition qui critique la Loi de finances 2016 en affichant une solidarité gouvernementale incontestable.
Dans sa première sortie médiatique depuis l’adoption de la Loi de finances 2016, Abdelmalek Sellal a envoyé des messages à l’opposition et au groupe des « 19-4 ». « Je suis contre l’immobilisme. Les gens qui veulent nous laisser dans l’immobilisme, je leur dis : Ce n’est pas notre politique », a-t-il dit.
« Nous irons jusqu’au bout dans notre politique d’investissement et les adeptes de l’immobilisme ne vont pas nous arrêter », a ajouté le Premier ministre en s’adressant à Abdeslam Bouchouareb qui l’accompagnait à Sétif.
Lors de sa visite au chantier du raccordement aval à partir du barrage de Mahouane, le Premier ministre a incité ses responsables de travailler avec l’usine ArcelorMittal Annaba et les entreprises nationales. « On est passé à la vitesse supérieure. On ne fait pas de différence entre le privé et le public. On n’a pas d’idéologie. On est ni libéraux ni communistes, on est pragmatique. Ceux qui font la différence entre les deux secteurs ont d’autres objectifs », a-t-il dit, en visant cette fois Louisa Hanoune, sans la citer.
« Sonatrach et Sonelgaz ne seront pas privatisées »
Le Premier ministre a continué de décocher des flèches en direction de l’opposition tout au long de sa visite. « Nous avons introduit l’article 66 dans la nouvelle Loi de finances pour aider les producteurs nationaux, publics et privés. Les entreprises nationales ne peuvent pas tout faire, toutes seules », a-t-il dit. Et d’affirmer : « Les sociétés stratégiques ne sont pas concernées par l’article 66. Sonatrach et Sonelgaz ne seront pas privatisées ».
Concernant l’article 71 de la même Loi de finances, une des dispositions qui ont provoqué l’ire de l’opposition, M. Sellal a expliqué : « Elle n’est qu’un mécanisme technique et financier ». « Soit on sort de l’immobilisme et on réforme les choses ou bien tout va se casser. On n’a pas d’autres solutions », a-t-il averti avant de lancer : « Personne ne va nous arrêter. Ce n’est pas le marché des paroles qui va nous arrêter ».

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Imad Boubekri

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