Sid-Rouhou : « Pour détrôner M’Bolhi, Salhi doit partir en Europe »

Tsa; le Jeudi 17 Decembre 2015
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L’ancien portier de l’EN et de la JSM Bordj-Ménaiel, Hassan Sid-Rouhou, alias Nkono, a entraîné le prometteur gardien de but de l’EN olympique, Abdelkader Salhi, pendant trois ans à l’ASO Chlef. C’est lui qui l’avait promu en équipe première, alors qu’il était encore junior. Il nous parle de ce gardien prometteur qui frappe aux portes de la sélection A.
Abdelkader Salhi a été désigné meilleur gardien de but de la CAN 2015 des U23, ce n’est pas une surprise pour vous, n’est-ce pas ?
Oui, ce n’est guère une surprise. Je m’attendais à ce que Salhi fasse une bonne CAN. Je connais bien ses qualités. Je l’ai entraîné pendant trois ans à l’ASO et je l’ai lancé dans le bain en le titularisant en seniors alors qu’il était dans la catégorie juniors. J’ai décelé en lui toutes les qualités pour faire une brillante carrière professionnelle et internationale. Il a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui à la CAN des U23 et il a contribué à la qualification de l’EN aux Jeux Olympiques. Il a été bon jusqu’en demi-finale et moins bon en finale où il a manqué de concentration et d’assurance. C’était le cas pour toute l’équipe qui s’est relâchée et s’est déconcentrée après avoir atteint l’objectif principal, à savoir la qualification aux JO de Rio.
Quels sont les points forts et les points faibles de Salhi ?
Salhi est un bosseur. Il ne rechigne jamais devant l’effort. Sur le plan technique, il a un bon placement sur la ligne des buts. Il est déterminant dans les duels aériens. Il a fait aussi beaucoup de progrès dans la relance. Il doit travailler plus au sol où il a des progrès à faire dans la prise de balle. Il a encore une grande marge de progression. Il doit faire attention à son hygiène de vie et à son régime alimentaire. C’est un volet important pour réussir. Moi par exemple, j’ai continué à jouer et à être performant jusqu’à l’âge de 43 ans grâce à une bonne hygiène de vie et à une assiduité dans le travail. Tout au long de ma carrière, je ne suis jamais arrivé en retard à l’entraînement. J’arrivais toujours le premier au stade, avant mes entraîneurs. J’ai joué directement en seniors et j’ai détrôné à Bordj-Ménaiel Chaouchi, le père de Faouzi. Salhi est encore jeune et il faut le guider. Il doit croire aussi en ses qualités et continuer à travailler davantage.
Beaucoup sont étonnés par sa non convocation en sélection A par Christian Gourcuff qui a par contre fait appel à Mehdi Jeannin de Clermont Foot ?
Je pense moi aussi qu’il méritait de faire partie des A ne serait-ce que pour l’encourager et lui permettre d’apprendre auprès de ses aînés, notamment M’Bolhi. L’ex sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, l’avait convoqué en 2014 et cela lui a fait énormément de bien sur le plan psychologique. Je lui ai dit qu’il allait être sélectionné chez les A et c’était le cas.
Tout le monde voit en lui le futur successeur de M’Bolhi ?
Salhi peut détrôner M’Bolhi à condition qu’il parte en Europe. Il doit saisir la moindre opportunité pour avoir un contrat à l’étranger. Il est fort possible qu’il soit sollicité par des clubs étrangers surtout qu’il sera libre à la fin de la saison. Il doit privilégier aussi le volet sportif sur le volet financier. Il est encore jeune et il va faire d’énormes progrès s’il part en Europe. S’il reste là, il va stagner comme Zemmamouche et Doukha. Je l’ai vu à l’œuvre lors du match entre la JSMB et l’ASO et je pense sincèrement qu’il était dans une meilleure forme lors des deux précédentes saisons. Il doit se remettre tout le temps en question.

Categorie(s): Sport

Auteur(s): Ali Ouezzane

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