Situation sécuritaire à Debdeb (Illizi) : un sénateur alerte Gaïd Salah sur le comportement de la gendarmerie

Tsa; le Mardi 15 Decembre 2015
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Abbas Bouamama, sénateur du RND, a envoyé, ce mardi 15 décembre, un rapport au général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major et vice-ministre de la Défense nationale, au sujet de la situation sécuritaire à Debdeb dans la wilaya d’Illizi. « La situation dans la commune de Debdeb risque de devenir complexe à cause du comportement de certains éléments de la gendarmerie qui sont perçus par les habitants comme étant des provocations », met en garde le parlementaire dans son rapport. « Debdeb est une commune frontalière qui exige un traitement spécial dans la situation actuelle qui est sensible », rappelle l’élu.
Pendant près de six jours, des gendarmes ont mené des perquisitions dans des domiciles situés dans cette commune frontalière. « Les gendarmes disent qu’ils ont obtenu des informations sur des armes (qui seraient dissimulées) dans des maisons », précise à TSA Abbas Bouamama. « Ils ont commencé par effectuer six perquisitions (délivrées par le procureur de la République de la wilaya d’Illizi) et ils sont arrivés à mener une vingtaine de perquisitions sans rien trouver ». Chose qui a suscité l’ire des habitants de cette commune qui sont sortis dans la rue pour protester dimanche et lundi.
Des affrontements ont éclaté au cours desquels les manifestants ont brûlé des pneus et lancé des pierres. La gendarmerie a usé de gaz lacrymogène, selon lui.  Dans son rapport, le sénateur signale que « la sagesse aurait exigé de travailler à exploiter les informations si elles existent de façon intelligente en impliquant les notables de la commune pour éviter toute sensibilité par rapport à ce travail sécuritaire ». Abbas Bouamama exprime ses craintes de voir la colère et le mécontentement des jeunes exploités par les groupes terroristes.
« Je m’adresse à votre sagesse aujourd’hui pour priver les parties malintentionnées d’exploiter le mécontentement que provoqueront ces événements notamment parmi les jeunes de la commune », écrit-il dans sa correspondance à Gaïd Salah.
« Les citoyens ont refusé la façon provocatrice. On a eu peur que les jeunes de la région soient manipulés », assure-t-il dans sa déclaration à TSA. Même si le calme est revenu dès la matinée de ce mardi, la situation demeure tendue, selon lui. « Les gens ne savent pas si ces opérations ont pris fin ou pas », dit-il.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Hadjer Guenanfa

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