Venus et Infrarail remportent le « Prix algérien de la qualité »

Tsa; le Mardi 22 Decembre 2015
40368

Le « Prix algérien de la qualité » (Paq) a, cette année, deux lauréats pour sa  12e édition.  L’entreprise privée de cosmétiques, Venus, et l’entreprise publique d’infrastructures ferroviaires Infrarail se sont vus remettre, ce mardi 22 décembre, les récompenses par le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdelsam Bouchouareb. Par ailleurs, l’Aéroport d’Alger (SGSIA) a reçu la mention spéciale du jury de la Commission, pour la qualité de ses services.
TSA a contacté le P-DG de Venus, Kamel Moula, pour recueillir ses impressions et son avis sur le Paq.
Que représente ce prix pour vous et pour votre entreprise ?
À titre personnel, c’est une sensation de fierté. Une récompense pour le travail accompli. C’est toujours un plaisir de recevoir un prix.
Pour l’entreprise, ce sont 35 ans de labeur qui sont couronnés par le Paq, un prix reconnu. Cela montre que l’entreprise est méritante. C’est une reconnaissance pour nous, pour nos collaborateurs et pour nos partenaires. C’est le fruit de leur travail. On a commencé par le prix de l’export, puis de celui de l’innovation et aujourd’hui, on réalise le triplé avec ce prix.
Il ne faut pas oublier que notre secteur [les cosmétiques, NDLR] est très concurrentiel. Nous faisons face aux leaders internationaux, contrairement à d’autres secteurs d’activité en Algérie. On se bat contre des géants, mais grâce à nos efforts, nous avons installé de la confiance avec nos consommateurs. Nous sommes les leaders sur le marché : il n’y a qu’en Algérie où les grands groupes internationaux de cosmétiques ne sont pas leaders. Nous en sommes fiers.
Ce prix représente-t-il un atout à l’export ?
Ça peut être un indicateur de performance. Mais les marchés étrangers font plus attention à la qualité du produit. Disons que c’est complémentaire avec les normes de certifications ISO, mais on a d’autres arguments, d’autres armes. C’est un plus, y compris pour le marché et les consommateurs algériens.
Nous avons les mêmes « armes » que  les entreprises étrangères. Nous nous approvisionnons chez les mêmes grands fournisseurs, les meilleurs. Notre laboratoire de recherche et développement est également aux normes.
Quelle est la valeur de ce prix ? Quels sont les critères pour le décrocher ?
Il y a une récompense de 1 million de dinars. Mais je ne savais même pas qu’il y avait une récompense matérielle. C’est plus le symbole du trophée qui nous intéresse. Mais au-delà, il y a une valeur symbolique. De plus, on voit un engouement de la part des autorités. On sent un changement de vision de la part du gouvernement dans le traitement des opérateurs économiques. Il est à l’écoute, il montre sa présence et son soutien. On est donc rassurés pour relever les défis.
Pour les critères, il faut voir au niveau de la Commission. Mais à notre niveau, on a postulé au prix, il y a donc une demande. Il y a un dossier complet à fournir (chiffre d’affaires, exportation, nombre d’employés etc …). Par la suite, une équipe d’auditeurs vient éplucher tous les aspects de l’entreprise. Ils ont passé toute la journée, de 8h à 19h et ont étudié  toutes les phases : de la direction des achats, développement, distribution, qualité etc… Puis ils font un rapport à la Commission qui prend sa décision.
 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Tewfik Abdelbari

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..