Y a-t-il deux poids et deux mesures dans le dopage ?

Tsa; le Mercredi 16 Decembre 2015
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Une information parue aujourd’hui est passée presque inaperçue, pourtant elle devrait nous interpeller, puisque nous avons connu dernièrement des cas similaires chez nous, mais avec des sentences beaucoup plus sévères.
Il s’agit de la suspension pour dopage du milieu de terrain brésilien Fred Rodriguez (22 ans), sociétaire du club ukrainien Chakhtior Donetsk. Le joueur a été contrôlé positif lors de la dernière Copa America, à l’hydrochlorothiazide une substance qui « ne fait pas partie de la liste autorisée ».
Jusque-là, il n’y a rien d’extraordinaire, mais quand on sait que l’international brésilien a été suspendu par la CONMEBOL (Confédération sud-américaine de football), pour seulement une année, il y a de quoi se poser des questions.
Pourquoi Belaïli et les autres joueurs algériens convaincus de dopage ont écopé de 4 ans, au moment où Fred s’en tire avec une année ? Mieux, le joueur ne peut participer aux seules compétitions sud-américaines, durant sa suspension, il est en revanche autorisé à jouer avec son club en Europe.
Il faudra que la FAF nous explique ce cas flagrant d’injustice, car quelque chose nous échappe certainement. Un dopage est un dopage, peu importe la substance interdite prise, il doit être sanctionné de la même manière que se soit au Brésil, en Algérie ou au Surinam. D’autant que les mêmes règles régissent les associations affiliées à la Fifa, conformément au nouveau Code mondial antidopage 2015 adopté par la plus haute instance de football.
Cela dit, la suspension de Fred pourrait faire cas de jurisprudence, afin de réduire les peines de Belaïli et les autres.

Categorie(s): Sport

Auteur(s): Mourad Zemmouri

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